La théorie du changement structure les objectifs, les mécanismes d’action et les résultats attendus, du court au long terme. Avec les parties prenantes, identifiez des résultats significatifs, mesurables et vérifiables, en distinguant outputs, outcomes et effets systémiques. Cette clarté permet d’éviter la confusion entre activité et impact. Elle guide aussi la sélection d’indicateurs pertinents, la collecte de données adaptée au terrain, et la future attribution de valeur monétaire aux résultats qui importent réellement pour les personnes concernées.
La robustesse repose sur des données mixtes: enquêtes longitudinales, journaux de bord, bases administratives, entretiens qualitatifs, observations terrain. Trianguler les sources limite les biais et renforce la confiance des lecteurs. Définissez des protocoles simples, reproductibles, respectueux de la vie privée. Prévoyez des périodes de mesure adaptées au rythme des changements sociaux, pas seulement au calendrier budgétaire. Et n’oubliez pas de documenter les limites, car la transparence sur l’incertitude nourrit la crédibilité et l’apprentissage collectif, plutôt que la suspicion.
La monétisation ne déshumanise pas, si elle est utilisée avec éthique et modestie. On recourt à des proxys raisonnables (coûts évités, dispositions à payer, références publiques) en explicitant sources et hypothèses. On ajuste pour tenir compte de l’effet de levier des partenaires, de l’attribution partagée, du déplacement d’effets et de la décroissance temporelle. L’objectif n’est pas d’atteindre une exactitude illusoire, mais d’obtenir une estimation utile, comparable, et suffisante pour guider des décisions collectives plus intelligentes et responsables.
Semaine 1 à 3: cadrer objectifs, parties prenantes et théorie du changement. Semaine 4 à 6: choisir indicateurs, protocoles et outils. Semaine 7 à 10: collecter, vérifier, analyser. Semaine 11 à 13: monétiser prudemment, ajuster attribution et décroissance, rédiger et partager. Ce rythme crée une dynamique concrète, aligne les équipes et produit des enseignements actionnables. Invitez votre communauté à commenter la feuille de route, pour affiner priorités, repérer risques et renforcer l’appropriation collective dès le départ.
Equipez‑vous d’un tableur robuste, d’un questionnaire clair, d’un guide d’entretien éthique et d’un référentiel de proxies documentés. Formez vos équipes à l’échantillonnage, à la qualité des données et à la narration responsable. Définissez un registre des hypothèses, versionné et partagé. Préparez des visuels sobres, centrés sur l’essentiel. Ces compétences techniques et relationnelles évitent les approximations, facilitent l’auditabilité et accélèrent l’adoption par la gouvernance. Partagez vos modèles avec vos pairs, et demandez des retours pour améliorer en continu vos pratiques.
La réussite dépend de l’adhésion des équipes terrain, des bénéficiaires et des partenaires. Organisez des ateliers d’appropriation, des retours réguliers et des moments de célébration des progrès. Valorisez les contributions, reconnaissez les limites, ajustez les attentes. Proposez une infolettre dédiée au SROI, invitez aux webinaires, et ouvrez un canal de questions pour accompagner la montée en compétence. Plus la participation est large, plus la mesure devient un levier culturel durable, ancré dans les routines, et source d’innovations concrètes utiles à tous.
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